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  • Ampoule LED à filament vissée dans une applique de fonte sur une planche de chêne, allumée en lumière chaude.
  • Est-ce que les ampoules LED sont économiques ?

    Varnys


    Oui, et l'écart est large : à flux égal, une LED consomme cinq à dix fois moins qu'une ampoule à incandescence, et le calcul du kilowattheure tient en une multiplication.

    L'économie ne se joue pourtant pas où on la cherche : ni dans l'équivalence en watts, ni dans la classe énergétique, qui surprend tout le monde.

    Elle se joue sur la durée de vie, sur ce qu'il advient d'une source intégrée quand son alimentation lâche, et accessoirement sur les allumages.

    À retenir
    1kWh = watts × heures ÷ 1 000. Partez des watts, jamais du chiffre de l'étiquette.
    2Classée E, F ou G : l'échelle a été remise à zéro, son sommet réservé aux progrès à venir.
    373 % des pannes viennent de l'alimentation, 7 % des diodes.
    4Une source qui se remplace vaut mieux qu'un luminaire à jeter.

    01Le kilowattheure, une multiplication et rien d'autre

    La consommation d'une source se calcule en une ligne : les watts multipliés par les heures, divisés par mille. Le résultat est en kilowattheures.

    Une source de 8 W allumée trois heures par jour tourne 1 095 heures dans l'année. Elle consomme donc un peu moins de 9 kWh.

    La même durée sous une ampoule à incandescence de 60 W donne près de 66 kWh. L'écart est d'un facteur sept et demi, et il ne dépend d'aucun prix.

    Aucun montant ne figure ici, et c'est délibéré. Le prix du kilowattheure change ; la multiplication, elle, ne change pas. Il suffit d'appliquer son propre prix au résultat.

    Le chiffre de l'étiquette est arrondi vers le haut

    L'étiquette énergie ne déclare pas des watts mais une consommation en kilowattheures pour 1 000 heures. Et cette valeur est arrondie à l'entier supérieur.

    Une source de 2,1 W consomme réellement 2,1 kWh pour 1 000 heures. Son étiquette en affiche 3. Sur une faible puissance, l'écart dépasse 40 %.

    Partez des watts, pas de l'étiquette

    L'arrondi n'a rien d'une erreur : il sécurise la comparaison entre modèles. Mais il fausse tout calcul de facture, et c'est pourtant le chiffre que les calculettes en ligne reprennent.

    La puissance en mode marche est déclarée en watts sur l'emballage et dans la base de données européenne. C'est elle qui entre dans la multiplication.

    02L'équivalence en watts, et pourquoi elle ne dit rien du coût

    Le watt mesure ce que vous payez, le lumen ce que vous recevez. Le rapport entre les deux porte un nom : l'efficacité lumineuse, en lumens par watt.

    Une ampoule à incandescence se situe entre 12 et 15 lumens par watt. Une LED domestique courante se tient entre 85 et 135.

    D'où une conséquence que les tableaux d'équivalence passent sous silence : il n'existe pas de correspondance fixe entre un watt d'hier et un watt de LED.

    À flux identique, une LED de 85 lumens par watt consomme près de 60 % de plus qu'une LED de 135. Deux ampoules qui éclairent autant, deux factures différentes.

    Le seul chiffre qui compare honnêtement deux modèles est donc l'efficacité lumineuse. Elle se déduit en divisant le flux annoncé par la puissance annoncée.

    03Pourquoi la classe énergétique d'une LED tombe en E, F ou G

    C'est la surprise du rayon : la LED que vous tenez, plus économe que tout ce qui l'a précédée, porte une lettre du bas du classement.

    Rien n'est cassé. C'est l'échelle qui a changé.

    Une LED domestique courante se range en F ou en E. Les modèles les moins efficaces, souvent les LED décoratives à filament apparent, restent sous 85 lumens par watt et tombent en G.

    L’échelle de l’étiquette énergie, en lumens par watt Où se place vraiment une LEDLa classe se lit en lumens par watt. L’échelle a été remiseà zéro en 2021, et le haut laissé vide au départ.A≥ 210B≥ 185C≥ 160D≥ 135E≥ 110F≥ 85G< 85En or : les classes où se rangent les LED domestiques.Une ampoule à incandescence12 à 15VARNYS — Guides & conseils
    Les classes du haut ont été laissées vides à dessein. Les LED domestiques se rangent dans le bas, l'incandescence n'y figure même plus.

    Une échelle remise à zéro, et vide en haut par construction

    Depuis septembre 2021, l'étiquette des sources lumineuses va de A à G. Les anciennes classes A+, A++ et A+++ ont disparu.

    Le règlement-cadre européen impose qu'aucun produit n'atteigne la classe A au moment où une étiquette est introduite, et qu'il s'écoule au moins dix ans avant que la majorité y parvienne.

    La Commission européenne l'a écrit dans son étude d'impact : les classes A et B seraient vides au départ. Les meilleures LED domestiques du moment partaient en E.

    Une lettre basse ne dit donc rien de la qualité d'une ampoule. Elle situe un modèle sur une échelle dont le sommet a été réservé aux progrès à venir.

    Ces progrès arrivent : des sources classées A sont désormais enregistrées au registre européen. Elles restent rares, et la classe reste hors d'atteinte de la production courante.

    Un facteur de calcul qui avantage les sources dirigées

    La classe se calcule sur l'efficacité lumineuse, mais pas sur la valeur brute. Le règlement applique un coefficient qui dépend du type de source.

    Une source dirigée sur secteur, celle qui concentre son flux dans un faisceau, bénéficie d'un coefficient de 1,176. Il lui suffit de 178,6 lumens par watt mesurés pour afficher 210 et décrocher la classe A.

    Une ampoule à diffusion large, elle, doit réellement produire ses 210 lumens par watt. À performance égale, les deux ne portent pas la même lettre.

    Comparer les classes de deux sources de types différents n'a donc pas de sens. Comparer leurs lumens par watt en a un.

    04La durée de vie, où l'économie se joue réellement

    Une LED ne grille pas, elle s'éteint lentement. La durée déclarée sur l'emballage décrit ce déclin, pas une panne.

    Elle porte un nom, L70B50 : le nombre d'heures au bout duquel la moitié d'un lot est passée sous 70 % de son flux d'origine. Les lampes concernées éclairent encore, moins bien.

    Un point mérite d'être connu : aucune durée de vie minimale n'est imposée aux LED en Europe. Le règlement n'encadre pas la performance, il encadre la sincérité de l'annonce.

    Le mécanisme est habile. Après un essai d'endurance, le maintien de flux exigé est d'autant plus élevé que la durée annoncée est longue. Un chiffre gonflé devient une non-conformité.

    Pour un acheteur, la conséquence est directe : une durée de vie longue et une classe modeste valent mieux qu'une belle lettre sur une source qui s'affaiblit vite.

    05La source intégrée, et ce qui lâche avant les diodes

    Le déclin lent décrit plus haut est le scénario favorable. Dans les faits, un luminaire à LED s'arrête le plus souvent d'un coup, et bien avant que ses diodes aient faibli.

    Voilà le vrai coût, celui qu'aucune facture d'électricité ne montre. Il apparaît le jour où le luminaire s'éteint et qu'il n'y a rien à dévisser.

    Ce qui tombe en panne n'est presque jamais la diode

    Le Département de l'Énergie américain a publié une répartition des défaillances relevées sur le terrain, cumulant 212 millions d'heures de fonctionnement.

    L'alimentation électronique y représente 73 % des pannes. Les diodes elles-mêmes, 7 %. Le reste se partage entre le boîtier et les contacts.

    Autrement dit, le composant qui décide de la durée de vie réelle d'un luminaire à LED intégrée n'est pas celui qui éclaire. C'est celui qui l'alimente, souvent noyé dans le dissipateur.

    Ce que la réglementation exige, et ce qu'elle laisse passer

    Depuis septembre 2021, un fabricant doit permettre le remplacement de la source d'un luminaire avec des outils courants et sans dommage irréversible.

    L'obligation comporte une réserve, et elle compte : le remplacement peut rester impossible si une justification technique liée au fonctionnement du produit figure dans la documentation.

    Une mention obligatoire sur l'emballage indique, par pictogramme, si la source est remplaçable. C'est le premier détail à vérifier, avant même les lumens, et il sépare nettement les luminaires VARNYS dont la source se remplace de ceux dont la LED est intégrée.

    Une LED intégrée qui consomme moitié moins mais oblige à racheter le luminaire au bout de quelques années coûte plus cher qu'une ampoule qui se dévisse.

    06Les allumages répétés, éteindre ou laisser allumé

    La question vient d'un réflexe hérité des lampes fluocompactes, que les allumages répétés usaient réellement.

    Pour une LED, la comparaison ne tient plus. Le programme américain ENERGY STAR dispense les LED de l'essai de cyclage rapide qu'il impose aux fluocompactes.

    Le droit européen a suivi le même chemin : l'exigence de cycles de commutation qui visait les fluocompactes n'a pas été reconduite pour les LED.

    Un effet résiduel existe, mais il passe par les variations de température que l'allumage provoque, pas par la commutation elle-même. Il n'a rien de comparable à l'usure que subissaient les fluocompactes.

    La règle est donc simple : on éteint. Une source éteinte ne consomme rien, et c'est la seule économie dont le montant soit certain.

    Un dernier point à écarter : aucun texte européen n'oblige à déclarer un nombre de cycles d'allumage sur un emballage. Une valeur affichée relève du choix du fabricant.

    07Questions fréquentes

    QCombien coûte une ampoule LED allumée en permanence ?

    Une source de 8 W allumée sans interruption tourne 8 760 heures dans l'année et consomme environ 70 kWh. Multipliez ce chiffre par le prix du kilowattheure figurant sur votre facture : le coût annuel n'a pas d'autre paramètre.

    QQuelle est la consommation d'une ampoule LED allumée toute la nuit ?

    Comptez huit heures par nuit, soit 2 920 heures par an. Une source de 8 W consomme alors environ 23 kWh sur l'année. Les mêmes heures sous une ampoule à incandescence de 60 W en demanderaient 175 kWh, ce qui donne la mesure de l'écart.

    QPourquoi mon ampoule LED reste-t-elle allumée malgré que l'interrupteur est éteint ?

    Parce qu'un courant très faible continue de circuler, et que l'électronique d'une LED suffit à en tirer une lueur. Les causes habituelles : un interrupteur à voyant lumineux, un interrupteur qui coupe le neutre au lieu de la phase, ou un couplage capacitif sur une ligne longue. Le diagnostic relève d'un électricien.

    QQuelle est la différence entre une ampoule LED et une ampoule normale, et laquelle choisir ?

    Une ampoule à incandescence transforme l'essentiel de son énergie en chaleur et plafonne entre 12 et 15 lumens par watt ; une LED se situe entre 85 et 135. À flux égal, l'écart va de un à cinq, jusqu'à un à dix. Le choix se joue désormais sur la durée de vie et sur la possibilité de remplacer la source.

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