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  • Choisir une ampoule : plan rapproché d'un globe de verre opalin allumé, la source diffusée en lumière chaude.
  • Quelle ampoule choisir : culot, lumens et température de couleur

    Varnys


    Choisir une ampoule se joue sur l'emballage, et le premier chiffre à lire n'est pas la puissance : c'est le culot, puis les lumens, seule mesure de la lumière réellement émise.

    Trois lignes font ensuite l'écart entre deux modèles au même prix : l'efficacité lumineuse, les kelvins et l'IRC.

    Restent quatre points que personne ne vérifie en rayon : l'angle de faisceau, la compatibilité avec un variateur, le rendu d'un filament apparent, et le remplacement lui-même.

    À retenir
    1Le watt ne mesure rien de la lumière, seulement la consommation.
    2800 lm = l'ancienne 60 W, 470 lm l'ancienne 40 W.
    3E27 et E14 couvrent l'essentiel du parc : vis de 27 et de 14 mm.
    42 700 à 3 000 K au salon, 3 000 à 4 000 K en cuisine.

    01Le culot, la seule donnée qui ne se rattrape pas

    Le culot assure la liaison mécanique et électrique entre l'ampoule et la douille du luminaire. Une erreur de culot rend l'ampoule inutilisable, sans adaptation possible.

    La lettre désigne le mode de fixation : E pour un culot à vis, dit Edison, G pour un culot à broches, B pour la baïonnette.

    Le chiffre donne une dimension en millimètres : le diamètre pour les vis et les baïonnettes, l'écartement entre broches pour les autres. Un U après le G signale un verrouillage par quart de tour.

    Les six culots d'ampoule courants, dessinés à l'échelle avec leurs cotes Six culots, à l’échelleDiamètre pour les culots à vis et à baïonnette,écartement des broches pour les autres.À vis et à baïonnetteØ 27 mmE27Suspensions, plafonniersØ 14 mmE14Lustres, chevetsØ 22 mmB22Ancien standardÀ brochesentraxe 10 mmGU10Spots 230 Ventraxe 9 mmG9Appliques compactesentraxe 5,3 mmGU5.3Spots 12 V
    Les six culots ne se distinguent qu'à quelques millimètres près : E14 et E27 partagent le même filetage.
    Culot Fixation Usage courant
    E27 Vis, 27 mm Suspensions, plafonniers, lampadaires, lampes à poser. Le plus répandu, celui des flux élevés.
    E14 Vis, 14 mm Lustres à bras, appliques, chevets. Souvent associé aux ampoules flamme.
    B22 Baïonnette, 22 mm Ancien standard français, verrouillage par quart de tour. Encore présent dans le parc.
    GU10 Broches, entraxe 10 mm Spots orientables et encastrés, 230 V. Pas de transformateur.
    GU5.3 Broches, entraxe 5,3 mm Spots basse tension, 12 V. Transformateur nécessaire en amont.
    G9 Broches plates, entraxe 9 mm Appliques compactes, petits diffuseurs. Fonctionne en 230 V.
    G4 Broches, entraxe 4 mm Très petits points lumineux, éclairage d'appoint. 12 V.

    La fiche produit indique le culot attendu, le nombre de douilles et la puissance maximale admissible.

    Les trois données se lisent ensemble : un lustre à six bras en E14 ne se dimensionne pas comme une suspension à douille unique en E27, puisque le flux total se répartit entre les points lumineux.

    02Des watts aux lumens, la conversion qui règle tout

    Le watt mesure une consommation électrique, pas une quantité de lumière. Le réflexe hérité de l'incandescence, une 60 W au salon et une 40 W en chambre, ne vaut plus.

    Deux ampoules de 9 W peuvent éclairer du simple au double. L'unité utile est le lumen, flux lumineux total émis par la source.

    Ancienne ampoule Flux à viser Puissance LED indicative
    15 W Environ 140 lm 1 à 2 W
    25 W Environ 250 lm 2 à 3 W
    40 W Environ 470 lm 4 à 5 W
    60 W Environ 800 lm 7 à 9 W
    75 W Environ 1 050 lm 9 à 12 W
    100 W Environ 1 500 lm 13 à 18 W

    La colonne centrale reprend les paliers d'équivalence portés sur les emballages depuis la fin de l'incandescence.

    La colonne de droite n'est qu'un ordre de grandeur : elle dépend de l'efficacité du modèle, les sources les plus performantes atteignant le même flux avec deux à trois fois moins de watts.

    La mention équivalent 60 W renseigne donc sur la lumière attendue, jamais sur la consommation.

    Un point échappe souvent à la comparaison : sur un luminaire à douilles, le flux annoncé vaut par ampoule. Additionnez les sources installées avant de comparer avec un modèle à LED intégrée, dont le chiffre porte sur le luminaire complet.

    03L'efficacité lumineuse, et l'étiquette qui la note de A à G

    Le rapport entre le flux émis et la puissance consommée s'exprime en lumens par watt. C'est le seul chiffre qui distingue deux ampoules annonçant le même équivalent.

    Ce que produit réellement une source, watt pour watt

    Une lampe à incandescence produisait de 10 à 17 lm/W, une halogène une vingtaine. Une LED domestique se situe entre 80 et 150 lm/W, les modèles dits ultra efficaces dépassant 200 lm/W.

    À flux égal, une meilleure efficacité signifie moins de watts et moins de chaleur dissipée. C'est aussi ce qui explique qu'un même équivalent 60 W consomme 7 W chez un fabricant et 9 W chez un autre.

    Pourquoi l'échelle est repartie de A

    Depuis le 1er septembre 2021, en application du règlement délégué (UE) 2019/2015, les sources lumineuses portent une étiquette graduée de A à G, en remplacement de l'échelle qui montait jusqu'à A++.

    Les produits n'ont pas changé, la règle de notation si. L'ancienne échelle plaçait la quasi-totalité des LED dans les mêmes catégories de tête, ce qui la rendait inutile pour départager deux modèles en rayon.

    Le critère retenu est l'efficacité lumineuse. Une source non dirigée doit dépasser 210 lm/W pour la classe A et 185 lm/W pour la classe B, la classe G restant sous 85 lm/W.

    La grande majorité du marché se situe entre D et F : une classe D n'est donc pas un mauvais produit. L'étiquette porte aussi la consommation annuelle en kWh, sur une base de 1 000 heures par an.

    04Les kelvins décrivent la teinte, jamais l'intensité

    Le kelvin décrit la teinte du blanc, sans rien dire de la quantité de lumière. Le classement usuel pose trois familles : blanc chaud sous 3 300 K, blanc neutre de 3 300 à 5 300 K, blanc froid au-delà.

    La fourchette utile dans un logement est étroite

    Comptez 2 700 à 3 000 K au salon et en chambre, 3 000 à 4 000 K en cuisine, où la précision des gestes prime.

    Au-delà de 5 000 K, la lumière devient stimulante mais froide. Elle convient à un garage ou à un atelier, rarement à une pièce de vie.

    Deux blancs différents dans une pièce se voient toujours

    Deux sources à 2 700 K et 4 000 K côte à côte donnent une lumière trouble, que l'œil corrige mal. Relevez la valeur des ampoules en place avant d'en acheter une autre.

    Les modèles à filament visible descendent parfois à 2 000 ou 2 200 K, une teinte ambrée qui s'accorde mal avec du 3 000 K.

    05L'IRC, et ce que deux ampoules identiques font d'un même bois

    L'indice de rendu des couleurs, noté Ra, évalue de 0 à 100 la fidélité avec laquelle une source restitue les couleurs face à une lumière de référence.

    Deux ampoules de même flux et de même teinte peuvent rendre un bois ou un teint très différemment. Rien sur l'emballage ne le laisse deviner en dehors de cette ligne.

    La norme NF EN 12464-1, qui encadre l'éclairage des lieux de travail et non celui du logement, retient 80 comme minimum courant et 90 là où la précision chromatique compte.

    Aucune exigence ne s'impose chez soi, mais le repère se transpose : 80 suffit dans un couloir, 90 se voit devant un miroir, sur un plan de travail ou sur une matière colorée. L'écart de prix entre les deux est faible.

    06Trente-six ou cent vingt degrés, l'angle de faisceau

    L'angle de faisceau, exprimé en degrés, décrit l'ouverture du cône de lumière, mesurée jusqu'à la perte de la moitié de l'intensité maximale.

    Deux ampoules de 800 lm n'éclairent pas la même chose selon qu'elles diffusent à 36 ou à 120 degrés.

    Les faisceaux étroits, de 10 à 40 degrés, servent l'accentuation : un tableau, une niche, un pan de mur. Les faisceaux larges, de 90 à 120 degrés et au-delà, conviennent à l'éclairage général.

    La donnée figure presque toujours sur les spots, rarement sur les ampoules omnidirectionnelles, qui rayonnent sur près de 360 degrés.

    07Le variateur, et pourquoi une LED se met à clignoter

    Le symptôme est reconnaissable : la lampe clignote, siffle légèrement ou reste éteinte en bas de course. Deux causes se partagent les cas.

    La première tient au variateur lui-même. Un modèle installé à l'époque des halogènes attend plusieurs dizaines de watts pour fonctionner correctement.

    Deux ampoules LED de 7 W lui en fournissent quatorze, très en dessous de son seuil de charge, et le scintillement apparaît dès qu'on réduit l'intensité. Les variateurs récents dits à front descendant acceptent des charges bien plus faibles.

    La seconde tient à l'ampoule. Une source ordinaire n'est pas conçue pour recevoir une tension hachée.

    La mention dimmable le corrige, sans garantir l'entente avec n'importe quel variateur : le couple ampoule et variateur se vérifie modèle par modèle. La pose ou le remplacement d'un variateur relève d'un électricien qualifié.

    08Le filament apparent, un choix de rendu avant un choix de rendement

    Les ampoules à filament LED remplacent la puce montée sur circuit par de fines tiges couvertes de diodes, visibles à travers un verre clair ou teinté.

    Le filament devient un élément de décor, d'où sa présence dans les luminaires à source apparente, cage ouverte ou abat-jour court.

    Deux conséquences. L'efficacité lumineuse reste inférieure à celle d'une LED à diffuseur opale, le rendu primant sur le rendement.

    Et un verre clair placé à hauteur de regard éblouit : sous une suspension posée bas, un verre dépoli ou ambré reste plus confortable. Le format du bulbe, globe, tube ou flamme, se choisit selon le volume du luminaire.

    09Le remplacement, ce qu'on vérifie avant et le geste qu'on fait ensuite

    Deux familles de luminaires cohabitent, et le choix d'une ampoule ne se pose que sur la première.

    Sur un luminaire à douilles, trois chiffres à relever

    Le luminaire reçoit une ou plusieurs ampoules à culot standard : vous ajustez librement le flux, la teinte, l'IRC et le dessin du bulbe.

    Le culot attendu, le nombre de douilles et la puissance maximale admissible figurent sur la fiche de chaque modèle, parmi les luminaires à douille de VARNYS.

    Sur un modèle à LED intégrée, la question ne se pose pas

    Le module est monté à demeure, sans culot ni douille. Flux, température de couleur, IRC et angle sont fixés à la conception.

    En contrepartie, le fabricant maîtrise l'optique et la dissipation thermique, ce qui autorise des formats plus plats. La distinction figure sur la fiche produit, avec le culot attendu quand il y en a un.

    Couper au tableau, puis laisser refroidir

    Coupez l'alimentation au tableau avant toute chose. Une LED chauffe peu, un culot reste néanmoins brûlant plusieurs minutes après extinction.

    Toute autre intervention, sur la douille, sur le luminaire ou sur le circuit, relève d'un électricien qualifié. Les ampoules usagées se déposent en point de collecte.

    Saisir le culot, jamais le verre

    La main se referme sur la partie métallique : le bulbe encaisse mal la torsion et se fend sans prévenir. Un culot à broches se présente droit dans la douille et ne réclame aucun effort ; s'il résiste, c'est qu'il n'est pas aligné.

    Un dernier paramètre se joue au moment du choix plutôt qu'à la pose. Une source enfermée dans un volume clos monte en température, et une LED qui chauffe éclaire moins et vieillit plus vite.

    Vérifiez que l'air peut circuler autour de la douille avant de monter en puissance par rapport à l'ampoule précédente.

    10Questions fréquentes

    QQue se passe-t-il si on utilise une ampoule trop puissante ?

    En LED, le risque n'est plus celui de l'incandescence : 15 W ne feront pas fondre une douille prévue pour 60 W. Le problème devient thermique et visuel, une source surdimensionnée dans un volume clos chauffant, vieillissant plus vite et éblouissant. La puissance maximale portée sur le luminaire s'exprime en watts, jamais en lumens.

    QPuis-je remplacer une ampoule de 40 watts par une LED ?

    Oui, à condition de raisonner en lumens : une ancienne 40 W correspond à environ 470 lm, soit une LED de 4 à 5 W. Vérifiez le culot et, si le luminaire est sur variateur, la mention dimmable. Rien d'autre ne change.

    QEst-ce que 60 watts c'est beaucoup ?

    La question n'a plus de réponse depuis la fin de l'incandescence. Soixante watts en LED, c'est une lumière de projecteur, de l'ordre de 5 000 à 6 000 lm. Soixante watts en incandescence, c'étaient 800 lm. Comparez des lumens, jamais des watts.

    QCombien de lumens faut-il pour obtenir une lumière blanche ?

    Aucun. Le lumen mesure la quantité de lumière, pas sa teinte, qui se lit en kelvins. Une source de 400 lm et une de 1 500 lm peuvent être exactement du même blanc. Pour un blanc franc, visez 4 000 K et choisissez le flux séparément.

    QQuelle est la lampe qui éclaire comme en plein jour ?

    Une source entre 5 000 et 6 500 K, avec un IRC supérieur à 90. Les deux vont ensemble : la teinte seule donne une lumière froide sans restituer les couleurs. Dans une pièce de vie, le rendu est cru, la lumière du jour convenant à un atelier ou à un plan de travail.

    QQuelle ampoule LED ne fait pas mal aux yeux ?

    Celle dont on ne voit pas la source. Un verre opalin ou dépoli plutôt qu'un filament nu à hauteur de regard, un IRC d'au moins 90, une teinte sous 3 000 K le soir. La gêne vient de la luminance du point lumineux et de son contraste avec le reste de la pièce, pas du nombre de lumens.

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