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  • Suspension linéaire à globes de verre opalin allumée au-dessus d'une table de salle à manger, mur en boiserie laquée vert profond.
  • Quelle suspension à globe de verre choisir ?

    Varnys


    Une suspension à globe de verre se choisit d'abord sur la matière du verre. Entre la source et l'œil, il y a une pièce à regarder de près : le diffuseur.

    Le choix se joue sur l'éblouissement, et sur ce que laissent passer le verre opalin, le verre transparent et le verre fumé.

    Restent trois points décisifs : ce que les normes disent du diamètre, ce que vaut l'indice UGR qu'on met en avant, et l'entretien d'un globe fermé.

    La matière du verre est indiquée sur chaque fiche des suspensions du catalogue.

    ✦À retenir
    1Une source nue : dix à cent millions de candelas par m². Une page blanche : 130.
    2L'ANSES et l'INRS recommandent le diffuseur plutôt que la source à vue.
    3Aucun UGR n'est exigé dans un logement, et un luminaire n'en a pas en propre.
    4La poussière se dépose à l'intérieur du globe, là où personne ne la nettoie.

    01Un globe de verre est un diffuseur, pas un ornement

    Une ampoule concentre son flux sur quelques millimètres carrés. Le globe reprend ce flux et l'étale sur toute la surface d'une sphère.

    La grandeur qui décrit cet éclat s'appelle la luminance : c'est un flux rapporté à la surface d'où il semble venir, mesuré en candelas par mètre carré.

    Il en découle une règle qui n'est pas une opinion mais une définition : à flux constant, multiplier la surface émettrice par dix divise la luminance par dix.

    C'est tout le travail du globe. Il ne rend pas la lumière plus douce par magie, il répartit la même quantité de lumière sur une surface bien plus grande.

    Le verre opalin va plus loin : il se comporte à peu près comme un émetteur lambertien, c'est-à-dire que sa brillance ne dépend presque pas de l'angle sous lequel on le regarde. La diffusion n'est jamais parfaite, une composante directe subsiste dans l'axe de la source.

    02L'éblouissement se mesure, et le globe agit dessus

    C'est ce qui distingue vraiment un globe d'un autre, et cela se chiffre.

    La luminance, en candelas par mètre carré

    La luminance d’une source nue comparée à celle d’une page blanche Ce que l’œil encaisseLa luminance, en candelas par mètre carré. L’échelleest logarithmique : chaque cran multiplie par dix.1001 00010 000100 0001 million10 millions100 millionsUne feuille de papiersous 500 luxUn tube fluorescentUne source nue,filament ou puce LEDEntre les deux, cinq à six ordres de grandeur.VARNYS · Guides & conseils
    Une échelle logarithmique : chaque cran vaut dix fois le précédent. Le confort de lecture est en bas, la source nue tout en haut.

    Un filament de tungstène nu atteint dix millions de candelas par mètre carré. Une puce LED nue se situe entre dix-neuf et cent millions.

    À l'autre bout, une feuille de papier blanc éclairée à 500 lux plafonne à environ 130. L'écart se compte en ordres de grandeur, pas en pourcentages.

    L'INRS le dit en ces termes : les LED peuvent présenter des luminances mille fois plus élevées que celles d'un tube fluorescent.

    Quatre paramètres, et pas seulement la luminance

    L'éblouissement dit d'inconfort ne dépend pas de la seule luminance de la source. Quatre facteurs entrent dans le calcul, et ils y entrent ensemble.

    La luminance de la source, la taille sous laquelle on la voit, sa position dans le champ de vision, et la luminance du fond auquel l'œil s'est habitué.

    Ce dernier point explique une observation banale : une suspension à ampoules apparentes gêne le soir et passe inaperçue en plein jour. C'est le contraste avec le fond qui déclenche l'inconfort, pas une valeur absolue.

    Deux agences publiques françaises en tirent la même recommandation. L'ANSES conseille de privilégier un éclairage indirect ou à diffuseurs plutôt que des sources directes ; l'INRS demande qu'aucune lampe ni LED ne soit vue directement, notamment au moyen de luminaires équipés de diffuseurs.

    03Le verre opalin, le transparent et le fumé

    Trois matières, trois comportements optiques, et un seul de ces trois verres remplit réellement la fonction de diffuseur.

    L'opalin, deux produits sous un seul mot

    Le verre opale dans la masse doit son aspect laiteux à une seconde phase dispersée dans le verre, dont l'indice de réfraction diffère de celui de la matrice.

    Les particules mesurent le plus souvent entre un demi et deux micromètres, soit l'ordre de grandeur d'une longueur d'onde visible, et représentent de dix à quarante pour cent du volume. C'est ce qui diffuse la lumière au lieu de la laisser filer tout droit.

    Le verre opale flashé est autre chose : une couche mince, de l'ordre du demi-millimètre, rapportée sur un verre clair. Deux procédés, deux produits, et un seul mot pour les désigner sur une fiche.

    Le transparent et le fumé, deux fausses solutions

    Un verre clair de trois à quatre millimètres transmet environ 90 % de la lumière visible, mesuré selon la norme ISO 9050. La transmission décroît ensuite avec l'épaisseur.

    Autrement dit, un globe transparent ne diffuse presque rien : il laisse voir la source telle quelle, avec sa luminance intacte. Le verre est un décor, pas un diffuseur.

    Le verre fumé, lui, est teinté dans la masse par ajout d'oxydes métalliques au bain de float, la couleur étant homogène dans toute l'épaisseur. Il absorbe une part du flux, d'autant plus que le verre est épais et le colorant chargé.

    Il assombrit donc, mais il ne répartit pas : la source reste visible derrière, simplement plus sombre. C'est l'inverse du travail attendu d'un diffuseur.

    Un modèle qui propose les trois verres sur la même monture, comme la suspension linéaire à globes de verre Vavin, permet de trancher sur cette seule question, la géométrie restant identique.

    04Le diamètre du globe, et ce qu'aucune norme n'en dit

    Autant l'écrire franchement : aucune norme ne fixe le diamètre d'un globe en fonction de la puissance de la lampe. Le dimensionnement relève de la proportion, pas de la technique.

    Ce qui se mesure n'est pas le diamètre, c'est la surface émettrice. Et elle croît comme le carré du rayon : doubler le diamètre d'une sphère multiplie sa surface par quatre, donc divise sa luminance par quatre à flux égal.

    Une seule prescription chiffrée relie une géométrie de luminaire à une luminance de source, et elle vient des lieux de travail : l'angle de défilement minimal augmente avec la luminance de la lampe, 15 degrés en dessous de 50 000 candelas par mètre carré, 20 degrés jusqu'à 500 000, et 30 degrés au-delà.

    Elle ne s'applique pas à un logement, mais elle donne le bon réflexe : plus la source est intense, plus il faut la voir de loin ou la cacher franchement.

    05L'indice UGR, et pourquoi il ne vous concerne pas

    L'UGR mesure l'éblouissement d'inconfort d'une installation. Il a été établi par la Commission internationale de l'éclairage en 1995, et ses valeurs limites usuelles sont 16, 19, 22, 25 ou 28.

    Il est défini par la norme NF EN 12464-1, qui porte sur l'éclairage des lieux de travail intérieurs. Le Syndicat de l'Éclairage le formule sans ambiguïté : « L'UGR concerne exclusivement les lieux de travail intérieurs, encadré par le code du travail. »

    Un logement n'entre donc pas dans son champ, et aucune valeur d'UGR n'y est exigée.

    Le second point est plus embarrassant pour la profession. Toujours selon le Syndicat de l'Éclairage, « un luminaire en tant que tel n'a pas d'UGR, car l'UGR est une donnée de projet ».

    Il se calcule sur une installation entière, avec les dimensions du local, les facteurs de réflexion des parois et l'espacement des points lumineux. Un produit étiqueté « UGR inférieur à 19 » vend donc un résultat de calcul comme s'il s'agissait d'une caractéristique du luminaire.

    06L'entretien, et la face qu'on ne nettoie jamais

    Le point paraît anodin. Il est chiffré par les travaux de la Commission internationale de l'éclairage, et il donne un résultat inattendu.

    La poussière entre et ne ressort pas

    La lumière perdue avec le temps se calcule au moyen d'un facteur de maintenance, qui combine l'encrassement des parois du local, celui du luminaire, la baisse de flux de la lampe et sa survie.

    Le volet qui concerne le luminaire est chiffré par la publication CIE 97, et son classement surprend. Un luminaire fermé mais non étanche perd davantage de lumière qu'une source nue.

    En ordre de grandeur, un luminaire fermé sans étanchéité perd près d'un cinquième de son flux, un tube nu un huitième, et un luminaire réellement étanche aux poussières un neuvième.

    La raison tient en une phrase : la poussière entre par les jeux du montage, se dépose sur la face interne du diffuseur, et rien ne l'en fait ressortir. La face qu'il faut nettoyer n'est pas celle que l'on voit.

    Le rythme, et ce qu'il change

    Les mêmes travaux chiffrent l'effet de la périodicité. En ambiance ordinaire avec un nettoyage semestriel, la perte due à l'encrassement reste autour d'un dixième.

    En ambiance chargée et sans nettoyage pendant trois ans, elle va de quinze à cinquante-cinq pour cent selon le type de luminaire. L'écart entre les deux situations est plus grand que celui entre deux modèles.

    Ces catégories décrivent des locaux tertiaires et industriels, pas un séjour. Elles donnent un ordre de grandeur et un principe, pas une valeur à appliquer chez soi.

    Le principe, lui, se transpose sans réserve : un globe se démonte, et il se nettoie des deux côtés.

    Les autres formats sont réunis parmi les suspensions à globes de verre de VARNYS.

    07Questions fréquentes

    QEst-ce que le verre opalin laisse passer moins de lumière ?

    Oui, un diffuseur absorbe une part du flux, et aucune valeur publiée ne vaut pour un globe décoratif, dont l'épaisseur et la charge en opacifiant varient d'un modèle à l'autre. Ce qui change de façon certaine n'est pas la quantité de lumière dans la pièce, c'est la luminance de la surface que l'œil regarde.

    QPourquoi une ampoule apparente éblouit-elle ?

    Parce que sa luminance dépasse de plusieurs ordres de grandeur celle du fond auquel l'œil s'est adapté. Un filament nu atteint dix millions de candelas par mètre carré quand une page blanche bien éclairée en présente 130. Le globe ne réduit pas la lumière émise, il l'étale sur une surface bien plus grande.

    QQu'est-ce que l'UGR d'un luminaire ?

    La question contient sa propre réponse : un luminaire n'a pas d'UGR. Le Syndicat de l'Éclairage rappelle que l'UGR est une donnée de projet, calculée sur une installation complète, et qu'il concerne exclusivement les lieux de travail intérieurs. Aucune valeur n'est exigée dans un logement.

    QComment nettoyer un globe en verre de suspension ?

    En le démontant, et en nettoyant les deux faces. La poussière qui compte est celle qui s'est déposée à l'intérieur, entrée par les jeux du montage sans pouvoir ressortir. Un chiffon doux et sec suffit, l'alimentation coupée au tableau ; en cas de doute, le remontage relève d'un électricien.

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